Comment le repérer
- L’option privée existe, et elle se trouve quatre niveaux plus bas.
- Tout accepter tient en un bouton. Refuser tient en une liste.
- Un réglage que vous aviez modifié est réactivé après une mise à jour, présenté comme une nouveauté.
- La fenêtre de consentement explique les avantages du partage, jamais ses conséquences.
- Dans l’expression « cookies strictement nécessaires », le mot nécessaire est très élastique.
Pourquoi cela fonctionne sur vous
Presque personne ne va dans les réglages : ce qui est coché à votre arrivée est donc ce avec quoi la plupart des gens vivront. La valeur par défaut devient la véritable politique, et la page de réglages sert d’alibi. La formulation fait le reste : présenter un refus comme une perte de fonctionnalité transforme un choix de vie privée en crainte d’un produit dégradé, ce qui est une autre question, avec une autre réponse.
Que faire
- Faites le tour des réglages une fois, posément, quand vous n’êtes pas en train de faire autre chose.
- Revérifiez après les grosses mises à jour. Un réglage qui revient en arrière mérite d’être connu.
- Préférez « tout refuser » quand l’option est offerte. Selon les règles européennes et britanniques, elle doit être aussi accessible que « tout accepter ».
- Demandez-vous comment le service gagne de l’argent. C’est en général le chemin le plus court pour comprendre les valeurs par défaut.
Ce que dit la loi
Le RGPD impose la protection des données dès la conception et par défaut, c’est-à-dire que le réglage initial doit être celui qui protège la vie privée, et il exige une base légale pour chaque finalité plutôt qu’une acceptation globale. Les autorités européennes ont jugé à plusieurs reprises qu’une bannière de cookies offrant « tout accepter » sans refus aussi facile n’est pas conforme. L’article 25 du Digital Services Act, le règlement européen sur les services numériques, interdit les interfaces qui orientent les utilisateurs vers un choix particulier. Aux États-Unis, le rapport de 2022 de la FTC range les choix de confidentialité rendus obscurs parmi ses quatre catégories de procédés trompeurs.
Ceci décrit une réglementation publiée, ce n’est pas un avis juridique, et les règles dans ce domaine ont changé plus d’une fois. Les sources ci-dessous sont les sources primaires.