Comment le repérer
- Vous vous êtes abonné en dix secondes sur un téléphone, et la page de résiliation vous demande d’appeler pendant les heures de bureau.
- La résiliation n’est pas dans les réglages. Elle est dans l’aide, puis dans « nous joindre », puis dans une file d’attente de clavardage.
- On vous propose un rabais, une pause et un sondage avant de vous proposer le vrai bouton.
- Le bouton de confirmation dit quelque chose comme « conserver mes avantages », et le bouton pour partir est un lien gris.
- Le mot résilier n’apparaît nulle part, et la recherche du site ne le trouve pas.
Pourquoi cela fonctionne sur vous
Chaque étape supplémentaire est une occasion d’abandonner, et ceux qui conçoivent le parcours mesurent exactement combien de personnes abandonnent. La friction coûte peu à ajouter et elle convertit de façon fiable, c’est pourquoi elle s’accumule. Elle exploite aussi le moment : on résilie quand on est déjà agacé, et un labyrinthe transforme l’agacement en report, puis le report en un mois de facturation de plus.
Que faire
- Cherchez le mot résilier sur le site avant de vous abonner, pas après.
- Résiliez depuis un navigateur d’ordinateur. Les parcours mobiles sont plus souvent ceux qu’on a amputés.
- Si on vous met dans une file de rétention, dites non une fois et répétez-le. Vous n’avez aucune obligation de vous expliquer.
- Gardez la confirmation. Une résiliation sans trace écrite est une résiliation qu’il faudra peut-être défendre.
- Si on vous facture après la résiliation, contestez le paiement auprès de votre banque et employez le mot non autorisé.
Ce que dit la loi
La règle a changé récemment ici, alors méfiez-vous des conseils plus anciens. La Federal Trade Commission des États-Unis a adopté en 2024 une règle dite click-to-cancel exigeant que la résiliation soit aussi facile que l’inscription, mais la Cour d’appel du huitième circuit l’a annulée le 8 juillet 2025 pour des motifs de procédure, quelques jours avant son entrée en application. Elle n’est pas en vigueur. La résiliation demeure encadrée par le Restore Online Shoppers' Confidence Act, par l’article 5 du FTC Act et par les lois des États sur le renouvellement automatique, dont plusieurs imposent leurs propres exigences de symétrie. La FTC a entamé un nouveau processus réglementaire en janvier 2026. Dans l’Union européenne, l’article 25 du règlement sur les services numériques interdit de rendre un choix plus difficile à faire que son contraire.
Ceci décrit une réglementation publiée, ce n’est pas un avis juridique, et les règles dans ce domaine ont changé plus d’une fois. Les sources ci-dessous sont les sources primaires.